“ L’amour, par lui-même et pris en soi, n’est pas proprement un thème lyrique. Ce qui est lyrique, c’est l’accord ou le désaccord de notre amour avec son objet, c’est la joie, ou la souffrance, ou l’attente, ou la déception de l’amour. Le sentiment de la vie, par lui-même et pris en soi, n’est pas un sentiment lyrique. Ce que les lyriques ont chanté, c’est l’interrogation de l’âme devant la vie, c’est son inquiétude ou son effroi, sa confiance avide ou sa peine désabusée. Le sentiment de la nature, par lui-même et pris en soi, n’est pas un sentiment lyrique. ”
Léon Blum
Élements biographiques
Léon Blum, figure centrale du socialisme français et personnalité politique de la IIIe République, incarne une pensée politique et littéraire marquée par la défense de l'égalité, de la justice sociale et de la réforme institutionnelle.
Juriste, critique littéraire et écrivain engagé, ses œuvres comme Pour être socialiste ou La réforme gouvernementale dénoncent les inégalités structurelles tout en explorant la tension entre l'individu et la collectivité. Son œuvre, à la croisée du militantisme et de la réflexion philosophique, révèle une quête de paix, de solidarité et d'émancipation, reflétant ses combats politiques et ses engagements au sein de la SFIO.
Citations de Léon Blum
Léon Blum,
Pour être socialiste
“ Le socialisme est né de la conscience de l’égalité humaine, alors que la société où nous vivons est tout entière fondée sur le privilège. Il est né de la compassion et de la colère que suscitent en tout cœur honnête ces spectacles intolérables : la misère, le chômage, le froid, la faim, alors que la terre, comme l’a dit un poète, produit assez de pain pour nourrir tous les enfants des hommes, alors que la subsistance et le bien-être de chaque créature vivante devraient être assurés par son travail, alors que la vie de chaque homme devrait être garantie par tous les autres. ”
“ La mort seule entendra notre clameur, viendra nous prendre, par pitié, et Heine avait déjà dit, je crois, que la mort doit sembler facile quand on eut le courage de vieillir. Nous aurons perdu cette jeunesse qui tient le plaisir de vivre dans ses mains, la jeunesse joyeuse, ardente et printanière, qui est tout le jeu de la nature, en qui réside toute la vivacité du désir. Quand la force du désir décroît, tout baisse, tout s’éteint, la lumière même paraît voilée. C’est aussi l’amour qui s’enfuit, c’est l’art, c’est la volupté de la musique, c’est l’amusement du voyage. ”
Léon Blum,
L’Exercice du pouvoir
“ Mais ils ont à s’en créer une, et ils ont le devoir de la défendre à mesure qu’ils la créent. Le prolétariat se crée à lui-même une patrie, à mesure qu’il arrache à la société dans laquelle il vit, plus de justice, plus de liberté, plus de bien-être. Et il participe alors au devoir commun. De même qu’il revendique, au nom de la classe ouvrière, la direction de la vie publique et de la vie économique, de même il revendique la direction de la patrie ; de même, il doit revendiquer aussi l’initiative et la direction pour l’organisation de la défense de la patrie. ”
Léon Blum,
La réforme gouvernementale
(1936)
“ Il faut des chefs à notre démocratie comme à tout gouvernement organisé. Imagine-t-on un chef véritable qui n'ait pas choisi, par un choix réel, je veux dire à son propre gré et selon ses propres vues, ses collaborateurs essentiels? Si les ministres ne tiennent pas leur mandat d'un choix délibéré et pleinement conscient du chef, comment le chef exercera-t-il sur ses ministres l'autorité nécessaire? Comment le chef à son tour peut-il assumer une tâche de gouvernement, la plus lourde des tâche humaines, sans une confiance entière et éprouvée dans les hommes qu'il associe à sa mission? ”
Léon Blum,
Pour être socialiste
“ Nous naissons avec le sentiment de l’égalité, avec le sentiment de la justice, avec le sentiment de la solidarité humaine. Nous savons, avant d’avoir rien appris, et par un instinct qui est l’héritage de nos ancêtres, que nous apparaissons tous en ce monde égaux, avec le même droit à la vie, avec le même droit au bonheur, avec le même droit de jouir des richesses indivises de la nature et de la société. Nous savons qu’il doit exister un rapport permanent, équitable entre nos droits et nos devoirs, entre notre travail et notre bien-être. ”
“ Il n’aurait même pas pu se faire tuer sur une barricade — ce qui est un moyen usé mais commode d’arriver à la gloire civique — parce qu’il n’y aurait pas eu de barricades. Le premier moment de surprise passé, chacun aurait vaqué à ses affaires, rouvert sa boutique et fauché son herbe. Les lycées se seraient rouverts et un corps de professeurs soigneusement épuré aurait préparé les jeunes générations à supporter avec la même indifférence les révolutions futures. Tel est l’état actuel. La vie publique est infiniment restreinte, et indifférente au reste de la nation. ”
Léon Blum,
Au théâtre : réflexions critiques
(1906-1911)
“ Car tout est d'un poète chez M. de Porto-Riche, son esprit, sa fantaisie, sa tendresse, cette abondance de formules qui enchantent l'esprit et le cœur comme un beau vers ou comme une harmonie heureuse, qui savent prêter parfois comme une douceur de rêve à l'expérience sentimentale la plus aiguë, la plus cruelle, la plus amère. Son éloquence même est d'un poète, nombreuse et rythmée comme des strophes. ”
Léon Blum,
L’Exercice du pouvoir
“ C’est assez vous dire avec quelles graves appréhensions la France envisage la situation actuelle. L’Europe présente n’est pas une Europe de paix. Le monde présent n’est pas un monde de paix. Je ne recherche pas pourquoi. Je ne recherche pas depuis quand. Le fait, le terrible fait, est là. Nous sentons l’atmosphère s’alourdir, l’ombre s’étendre. Partout, l’on arme, et le mystère dont certains pays entourent leurs armements ajoute encore à l’émoi universel. Pour la première fois depuis dix-huit ans la guerre européenne est de nouveau envisagée comme une chose possible. ”
“ Se sentir seul vis-à-vis du monde, et sentir la totalité du monde en soi, être non seulement le compagnon unique, mais l’animateur de la terre, du soleil, des étoiles, se promener en maître dans l’univers déserté comme Robinson Crusoé dans son île, c’est de quoi hausser l’orgueil du poète qu’un tel rôle n’accablera point. Il faut insister cependant sur cette poésie de la nature, à quoi correspond ce qu’il y a de plus connu et de plus complet dans l’œuvre de madame de Noailles, ce qu’il y a de plus stable dans son goût. La nature, à ses yeux, n’est aucunement inanimée. ”
Léon Blum,
Pour être socialiste
“ Ils avaient vécu dans un monde d’illusions étranges et mensongères qui ne s’étaient dissipées pour eux qu’avec les ténèbres qui les entouraient. Ils ne saisissaient la réalité du monde qu’une fois la taie arrachée de leurs yeux. Le socialisme, une fois conçu, produit en nous la même révolution spirituelle. C’est la taie arrachée de notre intelligence. Pour la première fois la réalité de l’univers social nous apparaît, et nous nous rendons compte que, jusqu’alors, nous avions vécu dans le préjugé, dans la routine absurde, dans le mensonge, dans la nuit. ”
Léon Blum,
Au théâtre : réflexions critiques
(1906-1911)
“ Relativement à la Tragédie Royale, par exemple, Le Carnaval des Enfants est un chef-d'œuvre. Est-ce un chef-d'œuvre en soi ? De bonne foi, je n'en sais rien, mais c'est une grande chose déjà que la question puisse se poser sans trop d'incertitude et d'ironie. Le sujet, dans sa simplicité volontaire, est d'une véritable beauté. Montrer, devant une agonie, la révélation soudaine de vérité qui se produit autour de l'être qui va mourir, peindre cette dissolution, par la mort, du mensonge unanime sur lequel reposait la vie, c'est là une invention authentiquement tragique, et qui honore. ”
“ Sans doute, le lyrisme de Lamartine, de Musset ou même de Hugo est un lyrisme purement personnel. Mais si le poète se chante lui-même, il ne chante pas pour lui seul. Le poème, sorti d’un homme, vaut pour tous les hommes. Les souffrances, les inquiétudes, les espérances qu’il exprime ne sont pas particulières au poète, elles sont le lot commun de tous les hommes, au moins de toute une génération humaine, et le cri qu’il pousse se multipliera dans un innombrable écho. Toutes les idées qui ont alimenté le lyrisme romantique sont des idées humaines au sens le plus général du mot. ”
Léon Blum,
L’Exercice du pouvoir
“ Les récits qui montrent la France en proie à je ne sais quelles convulsions sanglantes — récits dont je n’aurais pas à chercher bien loin des exemples — ne sont que des travestissements calomnieux. Certes, notre vie publique est ardente, mais les peuples ardents ne sont ni des peuples lâches, ni des peuples égoïstes. Une nation ne s’affaiblit pas, mais au contraire, elle se fortifie, quand elle accroît l’intensité de son énergie intérieure. Un peuple est d’autant plus attaché à son indépendance qu’il a plus de raisons de la défendre, qu’il vit plus libre dans une société plus juste. ”
Léon Blum,
Pour être socialiste
“ Le profit capitaliste, quoi qu’on fasse, ne sera jamais que l’apanage d’une oligarchie — je ne veux pas dire d’une élite — et l’humanité ne résoudra les problèmes de vie ou de mort posés devant elle par les circonstances, que grâce à l’effort concerté de tous les travailleurs. Elle ne les résoudra que si chaque travailleur détient en lui-même la claire conscience de consacrer son travail à l’intérêt collectif, qui comprend nécessairement son intérêt propre, au lieu de l’offrir en tribut à cette oligarchie privilégiée. ”
Léon Blum,
Au théâtre : réflexions critiques
(1906-1911)
“ Mais si l'homme reste interdit du bonheur total et de la connaissance parfaite, il peut percevoir dans la vie de tous les jours un reflet de cette vérité et de ce bonheur insaisissables. Il n'y a pas le Bonheur, mais il y a les bonheurs, ceux de chaque âge de la vie, ceux de chaque heure de la journée, ceux de chaque mouvement du cœur, de l'esprit et du corps. ”
“ Elle sait qu’elle ne mourra pas tout entière, que sa puissance d’amour continuera sa route sous le ciel, qu’« un élan ne peut être arrêté tout court ». Le monde ne l’oubliera pas, ce monde qui fut créé pour elle comme Béatrice pour Dante et Laure pour Pétrarque. La mer gardera le goût de sa douleur, « acre et salé comme elle ». Les collines, les oiseaux, la verdure et le gazon Pour les hommes même, son chant subsistera comme une source éternelle d’orgueil et d’amour, et sa cendre « sera plus chaude que leur vie ». ”
Léon Blum,
Pour être socialiste
“ Mais où trouverons-nous l’assurance que le fils du possédant en fût plus digne que le fils du prolétaire ? Quand donc a-t-on mesuré contradictoirement leurs aptitudes, c’est-à-dire leur intelligence et leur culture ? L’un est plus instruit que l’autre ? C’est qu’un premier privilège, une première distinction arbitraire les a séparés, dès que leur conscience s’éveillait à la vie. Les fils de possédants ont eu leurs écoles à eux, où l’instruction n’a pour ainsi dire pas de fin, où le plus médiocre esprit, à force de temps et de sollicitude, finit par usurper un semblant de connaissances. ”
Léon Blum,
L’Exercice du pouvoir
“ Non, la démocratie ne sort pas condamnée du long procès engagé contre elle. Elle se justifie par l’épreuve comme par le raisonnement. La dette que l’humanité a contractée envers elle depuis 150 ans est infinie. La France le sait, et la France lui reste fidèle. Bien qu’elle ait gardé une pleine confiance dans sa puissance séculaire de rayonnement, la France ne prétend imposer à aucun autre peuple les principes de gouvernement qu’elle croit les plus sages et les plus justes. Elle respecte leur souveraineté comme elle entend faire respecter la sienne. ”
Léon Blum,
Au théâtre : réflexions critiques
(1906-1911)
“ De toutes les comédies de Musset, Fantasio est une de celles qu'on a mises le plus rarement à la scène, et cependant c'est peut-être la plus pure et la plus exquise. Rien n'est plus composite et rien n'est plus original. On y retrouve à la fois la grâce sérieuse de Marivaux, la fantaisie shakespearienne, l'humour allemand à la Jean Paul, que sais-je encore? mais fondus dans une sensibilité si particulière et si neuve que l'œuvre se relie à tout et ne ressemble à rien. ”
“ Le poète ne se distrait pas longtemps de lui-même. Le renouvellement des objets, le déplacement rapide des horizons vont aggraver encore en lui la conscience de son isolement et de son instabilité sentimentale. C’est en vain qu’on croyait changer, en cherchant pour les yeux ou pour l’esprit de nouveaux décors. Plus l’investigation fut curieuse, et poussée loin, plus la déconvenue sera grande. Et finalement les Éblouissements s’achèvent par des cris tels que jamais l’incurable douleur de madame de Noailles n’en avait jeté de si hauts. On la sent lutter, se raidir, s’efforcer d’être héroïque. ”
Léon Blum,
L’Exercice du pouvoir
“ Elle comprend que c’est seulement dans l’ordre public, dans la paix et dans la concorde, qu’une nouvelle phase active de réformes peut utilement et normalement se préparer. Elle comprend que dans l’état présent des choses, après de si grands changements, c’est, au moins pour une période de temps, de tranquillité, de normalité et de stabilité, que le pays tout entier a besoin. Elle a le sens de sa responsabilité vis-à-vis de la nation entière, parce que, de plus en plus, s’est créé et s’est développé son rôle dans la vie nationale entière. ”
Léon Blum,
Pour être socialiste
“ Ce capital est réel. Il représente notre vrai patrimoine, notre vraie richesse. Il n’est pas moins indispensable à notre vie que le travail, puisque c’est à lui que le travail s’applique, c’est lui que le travail fait valoir. Ces richesses communes de la terre sont la condition même de notre existence ; aussi le labeur continu des hommes les a-t-il en partie créées, en partie aménagées : et si l’avenir peut nous promettre de plus en plus de bien-être, de plus en plus de confort et de sécurité, c’est par leur exploitation plus exacte et plus savante. ”
Léon Blum,
Au théâtre : réflexions critiques
(1906-1911)
“ Au lieu de pérorer sur les droits de la femme et de proclamer son droit au bonheur, Sabine, comme Phèdre, déteste et abomine sa faute. Elle a horreur d'elle-même, horreur d'avoir cédé une première fois, horreur d'avoir préparé sa fuite. Et cette détresse, ce dégoût moral d'elle-même vont si loin que, dans une scène, qui est la scène culminante et essentielle de l'œuvre, celle pour laquelle la pièce entière a été écrite, nous la verrons se jeter aux pieds de Villars, lui avouer peu à peu toute l'étendue de sa faute, toute la folie fatale et irrésistible de son amour. ”
Léon Blum,
L’Exercice du pouvoir
“ Au seuil de l’année nouvelle, j’adresse à toutes les Françaises, à tous les Français qui m’entendent, les vœux du Gouvernement de la République. Ce que nous leur souhaitons avant tout, ce que nous souhaitons à l’Europe et au monde, c’est la paix. Puisse l’année qui commence rester une année paisible. Puisse-t-elle préparer de longues années paisibles après elle. Auprès de l’alternative de la guerre et de la paix, aucun autre intérêt humain ne compte. Mais ce vœu suprême des hommes, il appartient aux hommes d’en faire une réalité. ”
“ Ce n’est point de ses dons proprement intellectuels que madame de Noailles use le plus volontiers, mais on ne saurait les lui dénier sans injustice. Un roman comme la Nouvelle Espérance prouve assez l’étendue, la force et la pénétration de son esprit. L’avidité intellectuelle, le goût de savoir et de comprendre se manifestent dans ses vers moins complaisamment, mais aussi clairement, que l’avidité de sentir. À toute occasion, et s’agît-il seulement de désigner d’un mot un événement ou une œuvre, elle témoigne du tact le plus curieux, de la justesse la plus ingénieuse. ”
Léon Blum,
Pour être socialiste
“ Nous nous adressons, vous l’avez vu, à ce qu’il y a de plus pur, de plus élevé dans l’homme : l’esprit de justice, d’égalité, de fraternité. Dans l’esclave opprimé, nous voulons susciter cette moralité nouvelle qui s’éveille avec la liberté. La liberté du corps entraîne celle du cœur et de l’esprit. En brisant la servitude du travail, nous entendons briser toutes les servitudes. Le socialisme transformera, renouvellera la condition de la femme, la condition de l’enfant, la vie passionnelle, la vie de famille. ”
Léon Blum,
L’Exercice du pouvoir
“ Le peuple français veut la paix. Il est unanime à la vouloir. Il la veut si profondément que, dans nos polémiques intérieures, le suprême argument des partis les uns contre les autres est de dire : « Vous compromettez la cause de la paix ; vous attirez la nation vers la guerre ». Bien qu’il se sache assurément libre comme tous les autres peuples de choisir ses amitiés, et de les choisir selon ses affinités politiques, sociales, historiques, ethniques, il veut la paix pour tous les peuples et avec tous les peuples, quels que soient leur régime ou leurs principes de gouvernement. ”
Léon Blum,
Pour être socialiste
“ La société actuelle n’interdit pas à l’ouvrier, au paysan de conquérir parfois les hautes dignités capitalistes, mais renvoie-t-elle leurs enfants à l’atelier ou à la terre, quand ils ne sont bons, comme il arrive, qu’à conduire la charrue ou qu’à manier le marteau ? La véritable égalité consiste dans le juste rapport de chaque individu d’où qu’il soit né, avec sa tâche sociale. Certes, le socialiste ne nie pas cette donnée brutale : l’inégalité naturelle, l’inégalité de la force, de la santé, de l’intelligence entre les individus. ”
“ Comme on ignore, quand on aime, si le bonheur est ce que l’on reçoit ou ce que l’on donne, le poète ne sait plus si le jour lui prête sa splendeur ou la recueille sur son visage. Ces beautés, ces langueurs, ces douceurs complaisantes, sont une volupté qui défont son âme et dont elle va presque mourir. Quelquefois, son contentement sera plus sûr, plus reposé, plus calme, bien-être plutôt que jouissance. C’est une amitié, c’est le bonheur, Mais ce sont là de courts repos, et le plus souvent cette extase est aussi triste que celle des amours impossibles. ”
Léon Blum,
Pour être socialiste
“ Le propriétaire d’un stock de blé peut le brûler, s’il lui plaît, quand le pain manque à la ville voisine. Le propriétaire d’une usine peut la laisser chômer, s’il lui plaît, quand des outils de première nécessité manquent à l’industrie ou à la culture. Peu importe l’intérêt commun, la chose est à lui. Le jeu de la concentration, de la capitalisation, de l’héritage pourra rassembler dans les mains d’une centaine d’hommes, à la rigueur dans les mains d’un seul — Wells a fait ce rêve — toute la propriété utile du monde. ”
Léon Blum,
L’Exercice du pouvoir
“ « Les sanctions, c’est la guerre ! La S.D.N. c’est la guerre ! Le socialisme, c’est la guerre ! » Eh bien, non ! Le socialisme, c’est la paix. La S.D.N., c’est la paix, ou du moins le maximum de paix que puisse offrir un monde qui n’a pas rejeté la loi capitaliste. Les sanctions, c’est-à-dire l’application de la justice internationale à l’agresseur, c’est la paix, ou du moins le maximum de paix que puisse contenir un monde qui n’a pas désarmé. ”
