Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen. Congrès

Élements biographiques

Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen. Congrès Le congrès national de 1936 : compte-rendu sténographique… (1936)

Savez-vous de quoi la Société des Nations est devenus si malade ? C'est du fait qu'au lieu d'être venue au monde comme un enfant de la raison, elle est né dans le berceau sanglant de la guerre elle-même. La Société, au lieu d'avoir été le résultat d'une volonté réfléchie des hommes, des peuples, des gouvernements agissant sous la pression de leurs peuples, n'a été qu'une sorte d'organisation de peur, de désespoir dans les ruines, de désespoir si profond que les gouvernements ont accepté des formules pour lesquelles la plupart des peuples eux-mêmes n'étaient pas encore mûrs.
Source : Gallica

Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen. Congrès Le congrès national de 1935 : compte-rendu sténographique… (1935)

Faut-il rappeler ce qu'elle représente pour nous, cette chère Ligue ? « La conscience du monde », ainsi que le disait notre cher Président, au Congrès de Vichy, le symbole d'un magnifique idéal, « la suprême gardienne de la justice », « le bouclier de la démocratie », cette puissance spirituelle incomparable qui, au moment du danger, fait l'union de tous contre l'adversaire commun. C'est pourquoi elle doit rester au-dessus des partis qui frottent nécessairement leur idéal au rude contact des réalités et recherchent le pouvoir tandis qu'elle ne recherche que la vérité et la justice.
Source : Gallica

Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen. Congrès Le congrès national de 1936 : compte-rendu sténographique… (1936)

Bien entendu, nous ne mettons pas d'obstacle, tant s'en faut, à ce qu'on essaye de développer la sécurité collective, puisqu'en somme, c'est le sens essentiel de la motion d'ensemble sur la paix. Seulement, nous voulons que si on ne dresse pas d'obstacles d'un côté, on n'en dresse pas davantage de l'autre, et, par conséquent, qu'à aucun prix et sous n'importe quelle forme, on n'en revienne à subordonner le désarmement à la réalisation de ce qu'on appelle la sécurité collective, sans jamais d'ailleurs la définir exactement.
Source : Gallica

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