Léon Blum

Léon Blum

Résumé

Portrait de Léon Blum Léon Blum La Revue blanche

Il n’aurait même pas pu se faire tuer sur une barricade — ce qui est un moyen usé mais commode d’arriver à la gloire civique — parce qu’il n’y aurait pas eu de barricades. Le premier moment de surprise passé, chacun aurait vaqué à ses affaires, rouvert sa boutique et fauché son herbe. Les lycées se seraient rouverts et un corps de professeurs soigneusement épuré aurait préparé les jeunes générations à supporter avec la même indifférence les révolutions futures.
Tel est l’état actuel. La vie publique est infiniment restreinte, et indifférente au reste de la nation.
Source : Wikisource

Portrait de Léon Blum Léon Blum La Revue blanche

De cette considération on peut conclure que l’avenir, en France du moins, appartient non pas aux socialismes mais à l’anarchie. Tout socialisme est par définition une politique. Les socialismes pourront donc varier à l’infini leurs mises en équation du bonheur humain et l’emphase de leurs justices distributives : ils se heurteront toujours à l’impossibilité de mettre en commun, de soumettre à un principe d’unité, les pensées et les volontés personnelles. L’anarchie donne au contraire sa formule concrète et véritablement pratique à cet état d’esprit dont nous avons voulu montrer le progrès.
Source : Wikisource

Portrait de Léon Blum Léon Blum La Revue blanche

On a perdu en France, non pas tant le goût de la politique que la faculté de se passionner pour des questions politiques. C’est même un travail d’esprit peu compliqué et que je recommande volontiers aux esprits simples qui veulent trouver dans les faits la confirmation de toute idée générale, c’est, dis-je, un sport aisé que d’en suivre, à travers l’histoire, la dégradation. Les passions politiques ont été, à des époques encore récentes, assez puissantes et assez générales pour conduire la nation tout entière à une action cohérente et commune.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature