Léon Blum

Léon Blum

Résumé

Portrait de Léon Blum Léon Blum La réforme gouvernementale (1936)

Pour remplir — au sens fort du verbe — cette fonction, on ne nous contestera plus que le chef du Gouvernement doive donner l'intégrité de son temps et de sa tâche. Le seul point dont il soit permis de douter, c'est qu'un homme seul y puisse suffire, et principalement dans le temps présent. Pénétrer, discipliner, ajuster l'une à l'autre toutes les grandes affaires d'un peuple, qu'il s'agisse de la production intérieure, des importations, des échanges, du mouvement
politique et moral, peut-être qu'un unique cerveau d'homme, s'il n'est César ou Napoléon, est au-dessous d'un tel labeur.
Source : Gallica

Portrait de Léon Blum Léon Blum La réforme gouvernementale (1936)

J'entends que le Parlement reste non seulement le contrôleur strict, mais l'inspirateur de l'action exécutive, et qu'en toute conjoncture litigieuse, la maîtrise appartienne et demeure au peuple souverain et à ses représentants élus. Mais j'ai le goût du travail bien fait, et je sais que tout travail collectif comporte des règles fixes et exige une direction unique. Cette direction, c'est le président du Conseil qui doit l'assumer; là est son rôle, là est sa fonction propre. Il doit diriger le travail
du Parlement, c'est-à-dire le travail politique.
Source : Gallica

Portrait de Léon Blum Léon Blum La réforme gouvernementale (1936)

La vérité, c'est qu'à tout moment et sur tout objet, le Législatif et l'Exécutif vivent dans un état de pénétration, de dépendance réciproque, et que cette collaboration continue est la loi même de notre activité gouvernementale. Le Parlement, chez nous, est le représentant du Souverain, et l'on ne saurait, sans attenter à l'esprit même de la Constitution, le réduire à la majesté stérile de ces monarques constitutionnels qui règnent et ne gouvernent pas.
Source : Gallica

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