Résumé

Paul Vanauld Le droit d'interpellation sous la Monarchie de juillet… (1909)

C'était dénoncer par avance comme susceptible de restreindre le droit toute addition au règlement qui fixerait expressément, positivement, les formes conditionnelles de chaque interpellation aux ministres ; c'était aussi, en d'autres termes et avec une autre argumentation, répéter ce que, dix ans plus tôt presque, le 4 mars 1834, Odilon Barrot avait entendu dire par cet aphorisme que « le droit d'interpellation est né de la nécessité, n'est pas un de ces droits qu'on réglemente, est tout entier dans les faites et est réglé par des précédents (2) ».
Source : Gallica

Paul Vanauld Le droit d'interpellation sous la Monarchie de juillet… (1909)

« Le droit de parler, de discuter, quelque sacré qu'il soit dans son principe, quelque étendu qu'il soit dans son exercice, n'est donc pas illimité ; il est placé, je le répète, sous le contrôle de la majorité, et elle exerce ce contrôle tous les jours, soit en refusant la parole, soit en fermant la discussion.
Si vous reconnaissiez le principe contraire, si vous admettiez un droit individuel qui fût affranchi du contrôle de la majorité, il lui serait supérieur et le pouvoir de la Chambre disparaîtrait devant celui d'un seul membre (1) ».
Source : Gallica

Paul Vanauld Le droit d'interpellation sous la Monarchie de juillet… (1909)

Toujours est-il qu'assez souvent, la Chambre des Députés se heurta à ce dire des ministres qu'en refusant des explications demandées par une interpellation, ils acquittaient un « devoir impérieux » ou exerçaient leur « prérogative constitutionnelle « ; M. Guizot ne fut certes pas le seul à répondre « que c'est, — personne ne l'ignore, — le droit du gouvernement de juger de la convenance qu'il y a pour lui-même, dans l'intérêt du pays de répondre ou de ne pas répondre aux interpellations qui lui sont adressées par l'un des membres dès Chambres (1) »
Source : Gallica

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