Résumé

Portrait de Charles-Ange Laisant Charles-Ange Laisant A mes Electeurs. Pourquoi et comment je suis boulangiste… (1887)

Ce sentiment de confiance, au moment d'une guerre, c'est plus de la moitié de la victoire. C'est là ce qui fait qu'on ne désespère pas, qu'on supporte, s'il le faut, sans perdre la tête, quelques échecs partiels au début de la campagne. Pour tout dire d'un mot, la confiance c'est la préparation morale à côté de la préparation matérielle, et non moins importante que cette dernière.
Cette confiance, c'est le général Boulanger qui l'avait inspirée. Le pays lui en fit honneur. De là, son immense et rapide popularité.
Source : Gallica

Portrait de Charles-Ange Laisant Charles-Ange Laisant A mes Electeurs. Pourquoi et comment je suis boulangiste… (1887)

Si le général Boulanger, demain, était pris du choléra ou succombait à une attaque d'apoplexie, y a-t-il un Français capable de considérer la France comme perdue pour cela, et disposé à désespérer du salut de la patrie ?
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Non, l'existence de la patrie n'est pas liée à l'existence d'un homme.
Non, le temps est passé des sauveurs, des hommes providentiels et des hommes indispensables.
Mais s'il n'y a pas d'hommes indispensables, il
a des hommes utiles. Et les hommes utiles sont surtout ceux qui, placés dans des situations importantes, ont su faire dignement leur devoir.
Source : Gallica

Portrait de Charles-Ange Laisant Charles-Ange Laisant A mes Electeurs. Pourquoi et comment je suis boulangiste… (1887)

Tout ce qu'on faisait perdre dans le Parlement au général Boulanger, on le lui faisait gagner dans le pays.
Quant au ministère Rouvier, sans aller jusqu'à prétendre qu'il trahit systématiquement la patrie, on est en droit d'affirmer qu'il est engagé dans la voie politique souhaitée par M. de Bismarck, voie dans laquelle s'était précédemment engagé M. Jules Ferry. C'est dans ce sens qu'un homme politique, parmi ceux qui ont refusé d'assumer une si lourde responsabilité, a pu dire : « Je ne veux pas qu'on puisse nous appeler le ministère de la défaillance nationale. »
Source : Gallica

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