Résumé

Coup d'oeil politique sur les affaires présentes… (1820)

Cet effort tenté sur soi, en même temps que sur les autres, n'est point un effort vulgaire : il n'en sera, que plus digne d'un prince qui a déjà limité son pouvoir, en donnant une charte à la France, et qui a su rompre les inclinations, les habitudes de sa jeunesse pour le bonheur de son peuple.
Mais je dois le répéter, en finissant : si la volonté n'est pas irrévocable; si la marche du gouvernement, une fois annoncée, doit être suivie avec mollesse, ou arrêtée par les considérations particulières, par les petits ménagemens qui ne profitent qu'aux individus, et nuisent à la société
Source : Gallica

Coup d'oeil politique sur les affaires présentes… (1820)

Alors vous verrez la France toute entière entourer le gouvernement, devenu lui-même tout français. Alors s'aplanira cette montagne si redoutée ; la confiance renaîtra, parce que l'on saura d'une manière précise le but où l'on marche. Le ministère ne consumera plus un temps précieux dans des soins indignes de lui ; on ne le verra plus s'occuper des élections, négocier avec les partis. Il ne comptera plus pour ennemis que quelques hommes isolés qui ne pourront être dangereux.
Source : Gallica

Coup d'oeil politique sur les affaires présentes… (1820)

Les fortunes étaient en péril ; et le gouvernement du roi parut offrir un port salutaire, où chacun allait trouver une tranquillité, d'autant plus désirée, qu'on en était privé depuis vingtcinq ans.
Cette espérance fut déçue. Un ministère faible, imprévoyant, souvent même négligent, des prétentions exagérées, des vengeances personnelles mal déguisées; enfin cet oubli du passé, sans cesse recommandé dans les discours, sans cesse oublié dans les actes ; tout cela produisit une inquiétude et un mécontentement qui se répandit parmi tous ceux qui avaient traversé la révolution.
Source : Gallica

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