Résumé

Où allons-nous ? (Signé : de Chanier… (1880)

Nous disons donc que nous devons tous unir nos efforts pour prévenir l'effrondrement de l'édifice social, quoiqu'en politique égoïste cette voie serait la plus sûre et la plus rapide pour faire rentrer promptement l'opposition au gouvernement. Mais, comme bons citoyens et Français, nous avons le devoir de prévoir, de prémunir et de faire comprendre aux faibles, aux aveugles, aux indifférents enfin, —- car ce sont eux qui forment toujours la grande majorité, — que continuer de ce pas c'est nous jeter infailliblement dans un gouffre et aller à l'encontre de malheurs irréparables....
Source : Gallica

Où allons-nous ? (Signé : de Chanier… (1880)

Que le pays n'attende pas qu'il soit trop tard, que des malheurs irréparables soient survenus, qu'il faille recommencer enfin la guerre civile, — mais qu'il remette dès à présent le gouvernement dans les mains expérimentées et fermes du véritable parti conservateur, du parti de l'ordre, du calme, de la paix et du travail, — sans égard au nom dont ses ennemis peuvent le gratifier.
Source : Gallica

Où allons-nous ? (Signé : de Chanier… (1880)

Cette pauvre France subira une révolution sociale, ou plutôt socialiste, qui pourrait marquer cette fois la fin de son existence politique. Arrêtonsnous donc avant qu'il n'en soit trop tard; car à force de marcher les esprits s'échauffent et, involontairement, on finit par considérer les choses d'une façon qu'à tête reposée on aurait hautement réprouvée. Or, le gouvernement actuel chauffe nos esprits à blanc, et malheureusement nous ne nous apercevons pas que nous brûlons les étapes d'un cataclysme social, et combien nous sommes déjà loin de notre point de départ de 1871.
Source : Gallica

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