Résumé

Observations sur la question de la septennalité… (1823)

En France, au contraire, un moteur puissant et universel doit à chaque instant, pour ainsi dire, imprimer le mouvement à chacun des rouages de l'administration, depuis l'adjoint de la plus petite commune jusqu'au préfet de Paris, depuis le centre jusqu'aux dernières extrémités du royaume, et ce moteur n'est et ne peut être que le gouvernement du roi, soumis sans doute à des règles fixes et invariables, mais entièrement libre dans ses mouvemens, et indépendant surtout de toute impulsion étrangère à son action.
Source : Gallica

Observations sur la question de la septennalité… (1823)

Sans doute, la Chambre des communes jouit en Angleterre d'un pouvoir immense , la majorité y domine le gouvernement, ou plutôt c'est elle-même qui gouverne. Mais quand les différences qui existent dans les moeurs, le génie et le caractère des deux peuples n'en apporteraient pas de majeures dans la composition de leurs chambres, que d'obstacles n'aurait point à vaincre, malgré son omnipotence, une Chambre des communes qui voudrait attenter aux droits de la couronne ou aux libertés de la nation?
Source : Gallica

Observations sur la question de la septennalité… (1823)

Oublie-t-on donc cette tendance de toute assemblée politique à vouloir tout dominer, diriger tout, se mêler de tout? La force que lui donne ce moteur, indéfinissable, mais trop réel, l'esprit de corps, qui bientôt s'empare de tous ses mouvemens, et dont la puissance s'accroît d'autant plus, qu'il rallie souvent autour, de lui les caractères les plus opposés entr'eux?
Source : Gallica

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