Résumé

A Gambetta. 1882. Décembre 1851… (1882)

Si M. Gambetta, mal entouré, mal conseillé, a su mauvais gré aux députés qui étaient restés partisans du scrutin d'arrondissement, s'il a fait un crime aux membres du Parlement d'avoir conservé quelque indépendance sur une question vitale pour leur existence politique; s'il les a considérés comme des adversaires qu'il fallait combattre, s'il leur a opposé des concurrents souvent ridicules, comme, par exemple, M. Deschanel fils opposé à M. Gatineau, s'il s'est fait ainsi des ennemis irréconciables, ce n'est la faute ni de la République ni des républicains.
Source : Gallica

A Gambetta. 1882. Décembre 1851… (1882)

En France, aujourd'hui, pour qu'un gouvernement soit durable, il lui faut gouverner au grand jour et que ceux qui le dirigent soient de bons Français et de fermes républicains. On ne saurait conserver des chimères et il faut renoncer à l'alliance hybride des réactionnaires et de la République, alliance qui ne peut être rêvée que par des cervaux aigris ou profondément troublés. Toute République, en effet, qui se livre aux princes ou à leurs fidèles se suicide.
Source : Gallica

A Gambetta. 1882. Décembre 1851… (1882)

On constate avec peine, la désinvolture avec laquelle il lâche, pour nous servir d'une expression usuelle, ses meilleurs amis et ceux qui l'ont soutenu et servi avec le plus de désintéressement.
On attribue son profond mépris de l'humanité, à la platitude de son entourage qui aurait corrompu ses moeurs et permettrait de constater une fois de plus cette vérité, que les esclaves volontaires font plus de tyrans que les esclaves forcés.
On en conclut que M. Gambetta peut être un grand orateur, un tribun redoutable, et comme nous l'avons dit plus haut, un magnifique instrument d'opposition
Source : Gallica

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