Résumé

Critique de la brochure intitulée… (1877)

Ecoutez ce qu'a dit un grand citoyen, qui était aussi un grand général : « Une nation peut tomber et même sombrer dans son propre sang ; tôt ou tard elle se relèvera. Quand elle tombe dans la boue elle est bien morte. »
Il nous est profondément douloureux d'être obligé de recourir aux témoignages de nos plus cruels ennemis; mais force nous est de rappeler les paroles textuelles du feld-maréchal de Moltke, qu'on ne saurait présumer être un admirateur politique de Gambetta : « Chanzy et Gambetta » ont sauvé l'honneur de la France !
Source : Gallica

Critique de la brochure intitulée… (1877)

A tort ou à raison, mais certainement de bonne foi, le Maréchal a cru et dit, le 16 mai, que la majorité de la Chambre ne représentant plus l'opinion du pays, il était amené à proposer au Sénat la dissolution de la Chambre. Le Sénat, fort embarrassé, a fini par consentir à cette dissolution.
Le gouvernement du Maréchal a placé à la tête de toutes les administrations, des municipalités, des parquets, des gens partageant ses vues et ses opinions, avec ordre de diriger les électeurs: le gouvernement choisit, affirme et impose ses candidats.
Source : Gallica

Critique de la brochure intitulée… (1877)

Les trois ou quatre partis hostiles à la République se disputent, s'injurient, se vilipendent déjà entre eux au sujet de l'attache officielle que tous demandent pour leurs candidats.
Si, pour le malheur de la France, ils arrivaient en force à la Chambre, comme les mac-mahoniens seront les moins nombreux, ils seront immédiatement jetés par dessus bord.
Comme les bonapartistes seront les plus nombreux, les plus violents et les plus audacieux, et comme aussi ils ont faim et soif de places et d'argent, sans attendre trois ans, ils voudront immédiatement le pouvoir.
Source : Gallica

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