Boudot-Challaye

Résumé

Boudot-Challaye 8 février 1871, protestations (1871)

Périsse la France plutôt que de compromettre la République ! Aussi, lorsque, de retour de Ferrières, Jules Favre, désarçonné par l'objection de Bismark « qu'il ne représentait point la France, qu'il n'était que le mandataire de l'émeute et du pavé, » voulut convoquer les colléges électoraux, les émeutiers traditionnels craignirent que leur pouvoir naissant ne fût compromis; ils s'opposèrent violemment à la nomination d'une Assemblée nationale, et le tribun, si fier devant l'empire, se courba devant les démagogues qui lui avaient donné la dictature.
Source : Gallica

Boudot-Challaye 8 février 1871, protestations (1871)

La population civile de Paris, amie de l'ordre, n'était donc que de cent quatre-vingt-douze mille hommes. Livrée à elle-même, obligée de surveiller une population de près de cinquante mille fauteurs de l'émeute et de l'insurrection, la garde nationale de Paris, malgré son courage et son dévouement, n'aurait jamais pu combattre avec confiance et sécurité les armées assiégeantes. Elle aurait été sans cesse paralysée dans ses mouvements par le foyer d'agitation qui fermentait au sein de la capitale.
Source : Gallica

Boudot-Challaye 8 février 1871, protestations (1871)

Napoléon Ier, mélange effroyable de duplicité, d'égoïsme et de violence, a deux fois déchaîné contre la France tous les peuples de l'Europe, provoqué l'invasion étrangère et l'occupation de la capitale. Nous ne pouvons pas encore: dresser le bilan exact des désastres accumulés sur notre malheureuse patrie par le sombre et hypocrite héros de Strasbourg et de Boulogne. Parmi nos décemvirs l'un n'est pas né Français, l'autre doit le jour à un Génois.
Source : Gallica

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