Résumé

Aux électeurs sénatoriaux du Gers… (1879)

A ce point de vue, M. Lacave-Laplagne n'est pas moins que M. Batbie dangereux à la paix de la France.
Pas plus que lui, il ne doit obtenir les voix des hommes d'ordre, des vrais conservateurs.
Pour que la paix régne, définitive, entre les citoyens, il faut qu'elle règne d'abord entre les pouvoirs publics.
En ce moment, la majorité du Sénat et la majorité de la Chambre des députés sont, non pas en discussion sur telle ou telle loi, sur telles ou telles tendances politiques, mais en guerre ouverte sur le principe même des institutions qui nous régissent, sur la forme du gouvernement.
Source : Gallica

Aux électeurs sénatoriaux du Gers… (1879)

Si cette agitation n'est pas plus grande, si elle ne pénétre pas dans les masses profondes du pays, c'est que tout le monde se rend compte que le Sénat ne peut pas réussir.
Les ennemis de la République eux-mêmes le sentent : ils n'osent plus annoncer à leurs partisans égarés qu'ils vont enfin leur donner le gouvernement de leurs rêves, soit l'empire avec son despotisme au dedans et ses mortelles aventures au dehors, soit Henri V avec l'ancien régime et le régne du ciel, c'est-à-dire du Vatican.
Source : Gallica

Aux électeurs sénatoriaux du Gers… (1879)

Un Sénat qui aspire à ruiner la Constitution ne saurait être un Sénat conservateur ; c'est un Sénat révolutionnaire.
La mécanique mise à une voiture est un instrument utile, si on l'emploie à propos, si l'on s'en sert pour retenir le coche à une trop vive descente ; ce serait un instrument désastreux si on la serrait à la montée. Au lieu d'aider la marche, elle l'empêcherait absolument.
Qu'on nous pardonne cette comparaison familière, mais exacte. Le Sénat tient en main une mécanique chargée d'empêcher la Chambre des députés d'aller trop vite.
Source : Gallica

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