Résumé

La République oui ! Les radicaux jamais… (1877)

Pour l'ouvrier, c'est la haine du bourgeois ; pour le bourgeois, la haine du noble ; pour le paysan, la haine du propriétaire.
La démocratie, c'est le grand refuge ! le refuge de tous les déclassés, de tous les mécontents : mécontent de son sort, mécontent de la société, mécontent de soi, mécontent des autres, mécontent de Dieu !
Et ne croyez pas que ces déclassés et ces mécontents soient les moins utiles serviteurs de la République. Loin de là. Ils recrutent par la terreur. Ils sont hardis, impérieux, violents. Les autres au contraire sont hésitants, mous, couards ; ils se laissent faire.
Source : Gallica

La République oui ! Les radicaux jamais… (1877)

Le radical est braillard. Si quelqu'un crie, jure,, chante ou piaille, jurez que c'est un radical, on le reconnaît rien qu'au ton de la voix. C'est au cabaret surtout qu'on le retrouve. Le cabaret est son domicile, son temple et son autel. Le radical et la bouteille sont inséparables ; je ne sais s'il serait même possible de distinguer la cruche d'avec le radical. Le cabaret est la ruche où bourdonnent et se rassemblent les frelons de la démagogie; supprimez les quatre cent mille cabarets, bouchons, tavernes ou estaminets, qui abreuvent la France, et la démagogie tombe à plat.
Source : Gallica

La République oui ! Les radicaux jamais… (1877)

Mais chez nous, on ne reste jamais longtemps dans la juste mesure. Notre caractère fougueux dépasse vite le but. Après les déshérités de la fortune, la République a pris, sous sa tutelle, les déshérités de la conscience ; après les petites bourses, les petites vertus. Les condamnations criminelles ou les revers privés se transforment naturellement en lettres de noblesse dans un parti où on est forcé de faire appel aux déclassés, aux inutiles, aux turbulents, aux révoltés.
Source : Gallica

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