Résumé

Les Radicaux à l'oeuvre (1877)

On avait vu des avocats sans causes comme Gambetta ou Ferry, des journalistes de bas étage comme Rochefort, des vaudevillistes siffles comme Glais-Bizoin, s'installer au gouvernement. Pourquoi les autres auraient-ils montré plus d'abnégation ? Pourquoi chaque républicain n'aurait-il pas, à son tour, émis la prétention de s'installer quelque part, qui dans une préfecture, qui dans une recette particulière, qui dans les meubles d'un général de division ?
L'abnégation des républicains !
Source : Gallica

Les Radicaux à l'oeuvre (1877)

Si nous nous plaçons maintenant au point de vue purement administratif, nous avons à nous demander comment les républicains du 4 Septembre comprenaient la légalité.
La réponse est bien simple : ils ne la comprenaient pas du tout. Quelques faits vont éclairer le lecteur.
Un principe de droit, c'est que les peines ne peuvent être prononcées que par l'autorité judiciaire; où serait autrement la garantie de l'honneur des citoyens, de leur fortune et de leur vie? Cela n'empêchait pas le préfet Gent, à Marseille, d'édicter de son autorité privée des amendes variant entre 50 et 3,000 fr. par jour.
Source : Gallica

Les Radicaux à l'oeuvre (1877)

La subordination du militaire au civil, voilà la devise qui revient sans cesse dans les dépêches préfectorales, et qui n'inspire que. trop souvent la conduite de ce gouvernement d'aventure. Ce principe, écrit M. Challemel-Lacour, « c'est la République même. " Ce n'était pourtant pas toute la République dans la pensée du fameux préfet ; il convenait d'y ajouter cette autre formule appliquée, à nos braves soldats : « Fusilles-moi tous ces gens-là ! »
Source : Gallica

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