Résumé

Arsène Gomber Notes sur la dictature de Gambetta… (1872)

A mon sens, la durée de la République n'est donc rien moins que certaine. Ses ennemis les plus à craindre sont les plus haut placés. Ils compromettent la République par leur faiblesse ou leur incapacité ; et si les événements que j'indique se produisent, c'est-à-dire si une restauration est décidée par l'Assemblée nationale, ou s'il y a des troubles, toute la responsabilité leur incombera. Je la fais remonter jusqu'aux ministres cette responsabilité, et ils auront à l'asmer avec leurs préfets.
Source : Gallica

Arsène Gomber Notes sur la dictature de Gambetta… (1872)

Un Américain riche et courageux, le citoyen Train, venait offrir son concours personnel et sa bourse à la défense nationale. Gambetta le faisait arrêter et emprisonner. Le préfet de Marseille Esquiros avait, le malheur d'être honnête et de faire de la République; le ministre le frappait de destitution et nommait, à sa place, Gent, homme besogneux, qu'il savait plus accommodant avec les partis riches et monarchistes.
Source : Gallica

Arsène Gomber Notes sur la dictature de Gambetta… (1872)

Mais ils étaient riches, ils étaient haut placés! Par leurs bassesses et leurs platitudes, ils avaient acquis de la fortune, des honneurs, des titres, des emplois plus ou moins élevés sous l'Empire, tandis que les républicains, qui ont toujours été honnêtes, étaient pauvres ; ayant toujours eu trop de dignité pour ramper, ils n'ont pas été décorés ni récompensés, de sorte qu'ils sont humbles. De semblables hères ne pouvaient pas attirer l'attention d'un ministre ni d'un préfet.
Source : Gallica

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