Résumé

Auguste Maurel Un grain de bon sens : esquisse politique de la situation (1872)

Une négation non moins péremptoire de la monarchie et notamment de la monarchie parlementaire qui est encore l'arche sainte des rhéteurs et des avocats , c'est l'antagonisme qu'elle crée entre l'autorité dont elle est la représentation et la liberté qui, sous cette forme de gouvernement, est la garantie du peuple. Naturellement chaque partie exagérant sa chose, une lutte s'en suit qui aboutit inévitablement au triomphe également détestable de l'anarchie ou de la dictature.
Source : Gallica

Auguste Maurel Un grain de bon sens : esquisse politique de la situation (1872)

L'État n'est pas une fiction, c'est une ruche animée, et ceux-là seuls ont droit à en régler les rapports qui y possèdent, au moins, une alvéole. Quant aux déshérités, il faut faire deux parts, les travailleurs et les parasites. Aux premiers, qui sont les surnuméraires du patronat et de la possession, tout bon gouvernement doit une protection ardente et, par des institutions d'épargne et de crédit, son devoir et son intérêt lui commandent de leur faciliter l'accès de la ruche commune. Aux parasites, qui sont les frelons de la ruche, il ne doit que de la tolérance.
Source : Gallica

Auguste Maurel Un grain de bon sens : esquisse politique de la situation (1872)

Quant à revenir sur nos pas, aux crédulités du vieux temps, aux joies naïves du règne de Henri IV, il n'y faut pas compter, et c'est une erreur de penser qu'avec les éléments qui firent la force et la virilité d'une nation on puisse reconstituer sa jeunesse. Si cela était vrai, contrairement aux lois de la nature, on ne mourrait jamais.
La nature est une transformation incessante et, loin d'être en opposition avec la Ici divine, notre nouvel état social n'est qu'une de ses manifestations de l'avant-dernière heure.
Source : Gallica

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