Jules-Antoine Castagnary,
Les Libres propos, par Castagnary
(1864)
“ Le peintre a fermé les yeux devant la nature, pour ne regarder qu'au dedans de lui-même. La conscience est troublée de ces excitations constantes à la sensibilité et au mysticisme, qui constituent le fond et la forme de l'œuvre romantique. Le peintre a été poète, il a mordu au fruit corrupteur de l'idéal, il a vécu dans l'imaginaire. Quant à son époque, — c'est-à-dire à ce point précis de l'espace et du temps, qui, pour le peintre, est le vrai, le sensible, le réel, le seul côté par où la vie universelle tombe dans l'art de la peinture, — il ne ne la connut point, il ne voulut point la voir. ”
