Résumé

Portrait de André Gide André Gide Charles-Louis Philippe

Philippe la comprend, cette joie, s’y associe même — il fallait cela pour la bien peindre. Philippe ne la condamne pas, car son honnêteté d’artiste lui défend d’apporter à son récit une conclusion, une morale — mais tout de même il ne l’approuve pas non plus.
Eh bien ! messieurs, si pressant que soit Croquignole, si troublant que soit Marie Donadieu. il faut reconnaître que ces deux livres sont loin d’être aussi réussis que Bubu et que le Père Predrix, et même que cet émouvant récit de la Mère et l’Enfant. Moins réussis, et pourtant ils m’étonnent et je les admire encore davantage. Hélas !
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Croquignole répondit :
— Je sais, vous réfléchissez, vous. Mais, bon Dieu ! moi j’ai delà viande dans le corps. Que voulez-vous que j’en fasse ? Je ne peux pourtant pas l’employer à penser.
En face l’un de l’autre, Groquignole et Félicien, nous allons les voir assis à une table de café après leur travail de bureau. « Moi, voyez-vous, dit Félicien, lorsque je suis venu au monde, j’étais faible. Dès l’âge de dix-huit ans, j’ai dû choisir un principe ; je n’en fais pas mystère. Tenez, le voici : garde-toi de prendre à la vie plus que tu n’en peux contenir. »
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Le plaisant, c’est que ceux qui protestent le plus contre les influences, presque toujours sont ceux qui font partie d’une école ! Au contraire, nul meilleur exemple que Philippe pour justifier ce que j’ai toujours cru, c’est que jamais les forts n’ont redouté ce que les faibles appellent des influences, qui ne sont pour les forts que des exaltations. Philippe n’a jamais subi, accepté, d’autres influences que celles qu’il sentait lui révéler sa propre force à lui-même.
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