Hugues Rebell

Hugues Rebell

Résumé

Portrait de Hugues Rebell Hugues Rebell Journal d'un valet de chambre… (1907)

Nous sommes prêts à subir, s'il le faut, une mort ignominieuse, bien que nous ne l'ayons point méritée, mais par grâce, épargnez, colonel, épargnez une femme innocente dont tout le tort est d'avoir aimé un bandit et un imposteur, tel que ce Miramon.
Trigueros m'approuvait du ses gestes. Miramon proférait de vaines menaces et j'entendais sangloter Felipa, lorsqu'un des officiers qui était assis à côté du colonel se leva, et, s'approchant de moi, me considéra avec attention. Je reconnus alors, avec effroi, dans un costume de général mexicain, Carbajal, l'extravagant amoureux de Fanny.
Source : Gallica

Portrait de Hugues Rebell Hugues Rebell Journal d'un valet de chambre… (1907)

C'est ma sœur Manuela, me dit Felipa après mon Miramon, c'est elle que j'aime le plus au monde, et toi aussi tu m'aimes bien, chérie?
Et ce furent de nouvelles embrassades.
Manuela ressemblait beaucoup à Felipa, mais le visage, si fin chez ma maitresse, était lourd et un peu bouffi chez sa sœur; elle avait aussi plus de gravité, plus de tendresse dans le regard, quelque chose d'aussi passionné, mais de moins vif, de moins exubérant. Elle se tourna vers moi, et avec un peu d'effort et de difficulté, elle me parla en français.
Source : Gallica

Portrait de Hugues Rebell Hugues Rebell Journal d'un valet de chambre… (1907)

C'était bien un rendez-vous, et un rendez-vous dédaigné, dont on n'avait que faire de conserver le souvenir. Je souffrais par tout mon être, dans mon amour et ma jalousie. La pensée qu'un homme avait pu prendre ce qui m'était le plus précieux au monde, non point par
passion, mais par caprice et pour se divertir un instant, la pensée surtout que Blondelle avait pu sacrifier un amour comme le mien, cela m'accablait de honte, anéantissait mon espoir d'être aimé et, par suite, m'on sentiment même de la vie.
Source : Gallica

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