Charles Joliet,
Les Romans patriotiques, l'occupation
(1871)
“ Cette Vallée-d'Or aux cimes ensoleillées, aux rochers vermeils, dont les pieds noirs plongeaient dans la rivière aux eaux dormantes, n'était-ce pas l'image du Valentin, héros et déserteur? N'était-ce pas aussi l'emblème fidèle de son amour pour Gilberte, quand elle crut l'aimer, puis séduite et dédaignée par Montjoye, et tombant avec lui sous sa main meurtrière ? Ce précipice qui donnait le vertige, c'était l'abîme où l'attirait sans cesse le souvenir. Ces rapides bouillonnaient en courant aux gouffres immobiles, comme ses pensées tumultueuses vers le passé inexorable. ”
