Gadoue

Définition et enjeux

Clair Tisseur ,  Le Littré de la Grand'Côte

“ Du temps de Molard on disait aussi gadois, mais cette dernière forme a disparu. — Probablement de gadois, par substitution à ois, de ou, suffixe des noms de métier. Gadois a été lui-même fait sur gadoue.
GANDOUSE, parlant par respect, s. f. — Colombine de personne. — C’est gadoue, transformé en gandouse, par la nasalisation de a, et la substitution du suffixe ouse à la finale oue, assez rare en français et qui, à l’ouïr, a semblé masculin.
GAPIAN, s. m. — Employé de l’octroi. Ne s’emploie pas dans un sens aimable.
”
Source : Wikisource

Georges Renault,  Les rois du ruisseau (1900)

“ Il se borne à travailler dans les champs de gadoue. C'est le plus misératle.
A peine s'il gagne quelques sous dans sa journée.
Quelques-uns viennent à Paris le matin donner un coup de main à un placier, mais il y en a aussi qui ne quittent jamais Pantin ou Gennevilliers, qui du matin au soir retournent les amas d'ordures. Ce sont surtout des os qu'ils récoltent.
”
Source : Gallica

Portrait de Clair Tisseur Clair Tisseur,  Le littré de la Grand'Côte : à l'usage de ceux qui veulent parler et écrire correctement (1903)

“ En argot gadin signifie bouchon. Le mot lyonnais (que je ne crois pas ancien) est-il le même avec déviation du sens
GADROUILLER, v. a. Le même que gabouiller, avec sens, plus péjoratif. Il se dit d'une eau plus sale. Le thème primitif est peut-être gadoue, car on trouve dans divers patois (entre autres dans le lyonn.) la forme gadouiller ou son équivalent. Les marins ont vadrouille, torchon an bout d'un manche, et qui, trempé d'eau, sert à nettoyer le pont.
”
Source : Gallica

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