Jules Baudrillard, Livret d'hygiène (1904)
“ Observons-nous respirer. Les côtes se relèvent, la cage où se trouvent les poumons s'agrandit, ceux-ci se remplissent d'air que la pression atmosphérique y refoule. Or, chaque petit sac pulmonaire est tapissé de tout petits vaisseaux sanguins. A travers la paroi de ces vaisseaux, l'oxygène de l'air va vers le sang, et l'acide carbonique du sang vient, dans le sac. Puis les côtes s'abaissent, la cage se rapetisse, les poumons sont comprimés, le gaz qu'ils renferment est rejeté. Ce n'est plus de l'air. C'est un gaz moins riche en oxygène, plus riche en acide carbonique que l'air normal. ”
