Marcel Bernard

Résumé

Marcel Bernard Pour protéger la santé publique (1909)

Le décret du 10 juillet 1906 donne au mot désinfection son sens précis et complet ; il ne s'agit point, pour commencer la désinfection, d'attendre la mort ou la guérison du malade. A tarder ainsi, on risquerait le plus souvent de faire œuvre vaine ; sans doute, ce n'est qu'à ce moment qu'on pourra effectuer la désinfection totale des locaux occupés par le malade, mais nul n'ignore et n'a plus le droit d'ignorer aujourd'hui que, pour être efficace, la lutte contre les germes pathogènes doit être entreprise dès le début et pendant tout le cours de la maladie.
Source : Gallica

Marcel Bernard Pour protéger la santé publique (1909)

Ainsi comprise et pratiquée, l'hygiène de l'individu, qui protège sa santé et lui permet de suivre sa destinée, est loin d'être « égoïste », au sens rectrictif du mot. Tout au contraire, elle devient une vertu sociale, « altruiste » au plus haut point ; car se maintenir sans cesse en bon état, pouvoir travailler jusqu'à la fin pour sa famille et pour soi, c'est faire acte quotidien de Solidarité sociale, c'est servir au mieux les intérêts généraux de la collectivité.
Source : Gallica

Marcel Bernard Pour protéger la santé publique (1909)

Est-ce de la création d'une « alliance d'hygiène sociale » que nous devons attendre le salut ? Le professeur Brouardel disait à ce sujet : « Nous ne réussirons que si nous avons des concours dévoués, non pas des concours passifs se bornant à accepter l'observance des prescriptions légales, mais des concours actifs animés par la foi des propagandistes.
Chacun peut choisir dans les divers moyens de lutte contre la maladie celui qui a sa préférence : tous ont leur utilité. »
Source : Gallica

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