Résumé

P.-H. Millas Des droits de l'hygiène vis-à-vis de la propriété bâtie et législation en vigueur en France et à… (1898)

L'habitation est le miroir qui reproduit fidèlement la physionomie de l'habitant.
Une maison construite dans de mauvaises conditions de salubrité, surpeuplée et, avec cela, mal tenue, sera le foyer d'une épidémie, d'une infection qui atteindra bientôt toutes les maisons voisines pour peu que la maladie ne trouve pas dans ces dernières un milieu défavorable à son évolution. C'est ainsi que naissent les épidémies de maison, qui se propagent au quartier et, de proche en proche, arrivent à atteindre la ville tout entière.
Source : Gallica

P.-H. Millas Des droits de l'hygiène vis-à-vis de la propriété bâtie et législation en vigueur en France et à… (1898)

Tout le monde connaît l'impression désagréable qu'éprouve notre odorat lorsqu'on pénètre le matin dans une chambre où une personne a couché. C'est là ce que les Anglais appellent le « Nose teast, » qui, mieux que tout instrument, nous indique la pureté de l'air; on ressent aussi une véritable gêne dans la respiration.
Le courant imperceptible qui va de la porte, de la fenêtre à la cheminée, ou inversement, est donc insuffisant pour permettre à l'air vicié de s'échapper au dehors, au fur et à mesure de sa viciation.
Source : Gallica

P.-H. Millas Des droits de l'hygiène vis-à-vis de la propriété bâtie et législation en vigueur en France et à… (1898)

L'homme respire : il introduit, pendant l'inspiration, de l'air dans ses poumons; pendant l'expiration, il le rejette au dehors. L'air lui est donc utile; c'est par lui que l'homme vit, que son sang se régénère en lui empruntant l'oxygène qu'il contient pour se transformer de sang veineux ou sang usé, impropre à la vie, en sang rouge, sang artériel, essentiellement vivifiant.
Mais si l'air a cédé au sang une partie de lui-même, le sang lui a donné, en retour, de l'acide carbonique et de la vapeur d'eau.
Source : Gallica

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