Résumé

Académie d'architecture Rapport sur la proposition de M. Harou-Romain relative à l'assainissement des maisons insalubres… (1851)

Après l'écoulement complet des eaux ménagères et autres, ce qui importe le plus à la salubrité d'une ville, c'est la largeur de ses voies publiques; les rues sont aux villes, ce que les poumons sont au corps humain : plus les poumons sont vastes et mieux ils aspirent l'air nécessaire à l'entretien de la vie. Mais, par malheur, les rues étroites et tortueuses sont partout et toujours en plus nombre ; ces rues, bordées souvent de hautes maisons élevées en encorbellement, deviennent des réceptacles d'air corrompu
Source : Gallica

Académie d'architecture Rapport sur la proposition de M. Harou-Romain relative à l'assainissement des maisons insalubres… (1850)

Quand une administration municipale a fait établira grands frais tout un immense réseau de conduits souterrains qui peuvent distribuer l'eau dans tous les quartiers, dans toutes les rues d'une cité, pourquoi chaque maison n'aurait-elle pas son filet d'eau courante, chaque habitant, si pauvre qu'il soit, sa ration d'eau salubre? L'eau étant aussi nécessaire à la vie que l'air que nous respirons, pourquoi nous serait elle mesurée avec tant de parcimonie?
Source : Gallica

Académie d'architecture Rapport sur la proposition de M. Harou-Romain relative à l'assainissement des maisons insalubres… (1851)

Le carrelage du sol suait l'humidité comme les murs.
Les cours, toujours étroites et trop souvent obscures, sont dignes en tout des maisons; elles sont le réceptacle des ordures et des liquides de toute sorte qui pleuvent de tous les étages. Dans le quartier Saint-Marcel, les cours dont la jouissance est interdite aux locataires, et c'est le plus grand nombre, sont peuplées d'animaux domestiques et tellement encombrées d'immondices que leur sol spongieux et putréfié s'élève quelquefois jusqu'au niveau des croisées du rez-dechaussée.
Source : Gallica

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