Josiane

Définition et enjeux

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo,  L'Homme qui rit

“ Lady Josiane disait : C’est ennuyeux que je sois forcée d’épouser lord David, moi qui ne demanderais pas mieux que d’être amoureuse de lui !
Josiane, c’était la chair. Rien de plus magnifique. Elle était très grande, trop grande. Ses cheveux étaient de cette nuance qu’on pourrait nommer le blond pourpre. Elle était grasse, fraîche, robuste, vermeille, avec énormément d’audace et d’esprit. Elle avait les yeux trop intelligibles. D’amant, point ; de chasteté, pas davantage. Elle se murait dans l’orgueil. Les hommes, fi donc ! un dieu tout au plus était digne d’elle ; ou un monstre.
”
Source : Wikisource

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo,  L'Homme qui rit (1869)

“ Faire subir à Josiane ce qu'on appellerait aujourd'hui une vivisection, l'avoir, toute convulsive, sur sa table d'anatomie, la disséquer, vivante, à loisir dans une chirurgie quelconque, la déchiqueter en amateur pendant qu'elle hurlerait, ce rêve charmait Barkilphedro.
Pour arriver à ce résultat, il eût fallu souffrir un peu, qu'il l'eût trouvé bon. On peut se pincer à sa tenaille. Le couteau en se reployant vous coupe les doigts ; qu'importe ! Être un peu pris dans la torture de Josiane lui eût été égal. Le bourreau manieur de fer rouge, a sa part de brûlure, et n'y prend pas garde.
”
Source : Gallica

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo,  L'Homme qui rit

“ Dans le livre, Josiane apparaît comme une créature à la fois pure et perverse, sans amant mais aussi sans chasteté, avec toute la vertu possible et sans aucune innocence, n’aimant de l’homme que l’exception : dieu ou monstre, à la recherche de sensations maladives. ”
Source : Wikisource

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