Résumé

Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais Essai sur mon ami Georges Auriol

Laisse passer l’orage et, bientôt, Auriol te reconnaîtra, de la meilleure grâce du monde, un gentleman tout à fait incapable de la plus mince turpitude.
Pour ce qui est de l’enjouement, Auriol rendrait des milliards de points à des cages entières de ouistitis en goguette.
Pas fier pour un sou, Auriol n’admet l’existence d’aucune barrière sociale, mondaine ou autre, et vous l’étonnez prodigieusement avec vos ça ne se fait pas, quand il aborde un gros monsieur riche (complètement inconnu de lui et fumant un gros cigare) avec ces mots :
— Vous n’auriez pas son frère ?
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Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais Essai sur mon ami Georges Auriol

Le papa de Josiane était là, tout près, avec Josiane elle-même, et le papa de Josiane avait demandé à sa fille comment ce monsieur la connaissait assez intimement pour l’appeler par son petit nom.
Pour comble de malheur, tout à côté des pastels de Josiane, s’accrochait une petite nature morte de Germaine, et Auriol, avec l’inconscience du jeune âge, avait poussé cette exclamation :
— Bravo, ma petite Germaine, très réussi, ton veau froid ! Réellement, on dirait du veau !
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