Résumé

Vie de Sainte Germaine Cousin,… (1868)

Elle aimait sa pauvreté, ses infirmités, ses souffrances, parce qu'elles détachaient son cœur de la terre et le portaient au ciel, unique objet de ses espérances. On poussait la cruauté jusqu'à lui refuser des linges pour panser ses plaies.
Cette douce enfant de la Croix passait ses nuits dans sa bergerie, abandonnée des hommes; mais les anges de Dieu veillaient près d'elle. Une tradition a conservé, à Pibrac, un grâcieux souvenir de l'enfance de Germaine. Une nuit d'hiver, des villageois, passant par hasard près de l'étable où reposait la pauvre
bergère, s'arrêtèrent, surpris d'entendre.
Source : Gallica

Vie de Sainte Germaine Cousin,… (1868)

Germaine n'avait pas encore sept ans, lorsque sa marâtre, qui ne pouvait la souffrir à la maison, la mît à la garde d'un troupeau. Elle y resta jusqu'à la fin de ses jours. Dans ce métier où l'on vit trop souvent avec soi-même, ou presque toujours avec les mêmes personnes, la pieuse bergère vivait continuellement avec Dieu.
Aussi, loin de perdre son innocence, comme beaucoup d'enfants, ou de rester dans l'ignorance des choses spirituelles, elle trouvait dans la solitude une source
de lumières et de bénédictions.
Source : Gallica

Vie de Sainte Germaine Cousin,… (1868)

A peine sortie du berceau, elle devint orpheline ; Dieu lui retira sa tendre et pieuse mère. Et, comme s'il fallait que toutes les épreuves à la fois s'accumulassent sur cette tête si frêle, le père de Germaine ne tarda pas à se remarier, et il eut des enfants de sa seconde femme. Celle-ci, comme il arrive trop souvent, au lieu de prendre en pitié l'orpheline que la Providence lui confiait, la prit en aversion. Voilà donc de quelle sorte Germaine commença la vie : pauvre, infirme, orpheline, placée sous le joug d'une marâtre dure et capricieuse.
Source : Gallica

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