Louis Veuillot,
Vie et vertus de la bienheureuse Germaine Cousin…
(1865)
“ Ainsi qu'il arrive trop souvent, au lieu de prendre en pitié l'orpheline que la Providence lui confiait, elle la prit en aversion. Voilà donc de quelle sorte Germaine commença la vie : pauvre, infirme, orpheline, placée sous le joug d'une marâtre. Mais n'en jugeons pas comme le monde ; ce furent là les premières grâces de Dieu : jetant tout de suite dans le creuset l'or de cette âme, il en tira tout de suite le trésor épuré dont il voulait enrichir la terre et le ciel. C'est aux misères de sa condition que Germaine dut l'éclat hâtif de son humilité, de sa patience et de ses autres vertus. ”
