Canaéens

Définition et enjeux

Auguste Cook Études coloniales. Les colonies françaises… (1889)

Chose curieuse et digne de remarque, malgré leur communauté d'origine, les habitants de la Nouvelle-Calédonie n'ont pas une langue unique ; chaque tribu a son idiome particulier, et bien souvent, deux tribus voisines se comprennent difficilement ; depuis l'occupation française, les canaques se sont fait une langue mélangée de français, d'anglais et de canaque que tous comprennent facilement.
Amis des jeux et de la danse, tout est pour eux une occasion de réjouissances; leurs fêtes ont toujours un caractère guerrier ce qui s'explique par leurs moeurs belliqueuses.
Source : Gallica

Pomaré Vebel Etablissements français du Pacifique austral… (1931)

C’est une notion bien commune aujourd’hui de dire que la Nouvelle-Calédonie est une colonie essentiellement agricole et pastorale. Pour rattacher le présent aux années écoulées, il sera intéressant d’étudier d’une manière plus poussée ce passé agricole, alors que les Canaques, qui connaissaient admirablement les ressources de leur sol fécond, labouraient et irriguaient les champs promis à leurs grandes cultures ancestrales : le taro et l’igname.
A la base de tout travail agricole, il y a d’abord le soin de se rendre propices les éléments.
Source : Gallica

Auteur : René Pinon Revue des Deux Mondes

La question des indigènes est la cause première de la querelle. Aux yeux du missionnaire, le Canaque est avant tout un homme dont l’âme vaut celle de l’Européen ; il aime l’indigène de toute la force de sa charité chrétienne, comme une créature de Dieu promise à la vie éternelle ; il est devenu tout naturellement le confident et le conseiller des tribus catholiques. Et comment lui ferait-on un crime de défendre, lorsqu’il les croit lésés, les intérêts matériels et moraux des Canaques ?
Source : Wikisource

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