Virginie Ancelot

Virginie Ancelot

Résumé

Portrait de Virginie Ancelot Virginie Ancelot La Nièce du banquier, roman (1853)

Desronest reprit en riant : — Nous sommes nés, il est vrai, dans la même année, mais c'est bien différent, un homme !. Moi, d'ailleurs, je suis fait pour le plaisir et la vie joyeuse; je suis encore un jeune homme, moi, tandis que ma femme serait souverainement ridicule, si elle pensait encore au plaisir et cherchait à plaire à son âge. C'est une vieille femme!
Le comte sourit malignement, malgré la tristesse qui semblait assombrir son visage par moments. On voyait qu'une pensée pénible lui ôtait cette gaieté railleuse, qu'en toute occasion le banquier faisait naître en lui.
Source : Gallica

Portrait de Virginie Ancelot Virginie Ancelot La Nièce du banquier, roman (1853)

Enfin, la fortune est venue ! Heureusement que je suis encore jeune. Quarante-neuf ans, c'est la force de l'âge. On peut encore jouir de la vie, s'amuser.
Il y avait une grande jubilation, ornée d'une nuance de fatuité, dans il manière dont le banquier disait ces paroles, tout en se frottant les mains. Il ajouta plus sérieusement: — Mais soyez tranquille, monsieur le comte, je ne mangerai pas mon bien.
— Oh ! je le crois, répondit celui-ci.
Desronest continua: — Ma femme ne nous ruinera pas non plus; elle est d'une économie !.
Source : Gallica

Portrait de Virginie Ancelot Virginie Ancelot La Nièce du banquier, roman (1853)

Mais, à côté de la passion pour Mignon, à laquelle mademoiselle de Béville se livrait de tout son cœur, restait encore assez de place pour un grand dévouement, dont le comte et Sylvanie étaient les objets chéris, bien que ce sentiment fût comprimé par les raisonnements de la pauvre fille; car, disait-elle, rien ne me séparera de Mignon, et tout va me séparer de cette famille, comme j'ai déjà été séparée des autres ! Et
un soupir étouffé serrait son cœur, au souvenir d'amitiés disparues.
Source : Gallica

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