Jules Tardieu, Contes et légendes de J.-T. de Saint-Germain… (1876)
“ Seule? et qui m'aimera? qui s'intéressera à moi? qui regardera mes travaux? Et puis, je t'aime tant, moi! pourrai-je vivre sans mère? Comme ses yeux disaient bien tout cela! comme l'amitié sait bien parler même sans voix ! Et elle prenait la main de Mignon, et la mettait avec vivacité sur son cœur, comme pour dire : Comprends-tu? — Oui, s'écria Mignon, oui, Graziella, je comprends tout. Tu ne peux pas vivre sans moi, je le sais bien. Viens, chère enfant, je suis la mère, tu ne me quitteras plus; le malheur n'a-t-il pas été un lien entre nous! c'est pour toujours! ”
