Henri Jacottet, Pensées d'automne, poésies (1904)
“ Car le ciel sans Iseult n'est que sinistre horreur, Et le néant l'arrache à jamais de son coeur. Il souffre, en y pensant, de plus atroces peines Que du poison mortel qui coule dans ses veines. Tous ses nerfs sont tendus vers l'instant désiré Où luira sur sa couche un visage adoré: Iseult, le seul objet que son amour embrasse Dans le double infini du temps et de l'espace. ”
