Judith Gautier,
Richard Wagner et son œuvre poétique
“ Mais Amfortas, éperdu de douleur, se dresse sur sa couche. — Oui, malheur ! s’écrie-t-il ; malheur à moi ! Mon père ! héros trois fois béni vers lequel jadis les anges se penchèrent ; moi qui voulais mourir, c’est à toi que je donnai la mort. Ô toi ! qui contemples maintenant, dans une lueur divine, le Rédempteur lui-même, implore-le et qu’il m’accorde enfin la mort ! mourir ! mourir ! seule grâce ! la terrible blessure, le venin, qu’ils cessent d’être ! que le cœur rongé se glace. Mon père je t’invoque, crie-lui : Sauveur, donne à mon fils la paix ! ”
