Comédie de mœurs

Définition et enjeux

Portrait de Ferdinand Brunetière Ferdinand Brunetière Revue littéraire - 14 juillet 1879

Mais il n’est pas moins certain que ni le drame romantique, ni la comédie qu’on désigne sous le nom de comédie de mœurs n’ont remplacé la comédie de caractères et la tragédie classique. La cause en est que, sous prétexte d’en unir une bonne fois avec la convention, le drame romantique et la comédie de mœurs ont débuté par se placer en pleine convention.
Source : Wikisource

Portrait de Gustave Planche Gustave Planche Revue des Deux Mondes

Quand je propose aux écrivains dramatiques la peinture des mœurs de notre temps, ce n’est pas que je mette l’image fidèle de nos habitudes et de nos ridicules sur la même ligne que l’analyse philosophique et l’imitation idéale des caractères ; mais aujourd’hui le vent n’est pas à la philosophie, et la comédie de mœurs est peut-être la seule qui ait parmi nous des chances de succès.
Source : Wikisource

D' Angély Cours de littérature et de belles-lettres… (1843)

La comédie de moeurs se propose ou de mettre en relief un caractère unique, comme dans le Misanthrope, l'Avare, le Glorieux, etc., ou de peindre un côté spécial des moeurs générales, comme dans les Femmes savantes, les Précieuses ridicules, etc.... La comédie de moeurs est ou noble, ou bourgeoise, ou populaire, selon les personnages qu'elle met en scène.
La comédie d'intrigue subordonne la peinture des moeurs à l'action dont elle complique et embrouille le noeud. L'Étourdi, de Molière, est un chef-d'oeuvre en ce genre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature