Edmond Rostand,
Discours de réception à l’Académie française
“ Tragédie chrétienne et non, comme on l’a cru, drame à panache, la Fille de Roland est une œuvre simple. M. de Bornier n’a pas eu à se refaire une simplicité, opération qui laisse toujours quelques traces. Ses personnages sont réellement grands, assez grands pour pouvoir se passer même de panache... Ah ! le panache ! Voilà un mot dont on a un peu abusé, et sur le sens duquel il faudrait bien qu’on s’entendit. Qu’est-ce que le panache ? Il ne suffit pas, pour en avoir, d’être un héros. Le panache n’est pas la grandeur, mais quelque chose qui s’ajoute à la grandeur, et qui bouge au-dessus d’elle. ”
