Résumé

Henri Blerzy Le Fonctionnarisme dans l’état

Y a-t-il un plus grand honneur à gérer les affaires de l’état sans initiative qu’à diriger les siennes propres avec le sentiment de responsabilité qu’ont en matières diverses, mais avec un égal souci, le médecin, le notaire, le négociant ? L’homme n’a que trop de tendance à se désintéresser des occupations que chaque jour ramène uniformes. S’il acquiert en outre la conviction que la conséquence de ses actes lui passe au-dessus de la tête pour aller atteindre de plus élevés que lui, il perd la conscience de son individualité.
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Henri Blerzy Le Fonctionnarisme dans l’état

Ceux qui réussissent reçoivent une récompense magnifique, c’est la richesse. Quelle différence avec les industries que l’état gouverne d’une main inhabile ! Combien nous sommes loin des sinécures à prix fixe des administrations publiques ! La bureaucratie impotente qui domine tout de loin, qui régente tout sans rien faire elle-même, ne s’inquiète pas plus du prix de revient que du travail à la tâche ; elle n’a souci que de l’uniformité qui lui allège la besogne et assure sa prépondérance.
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Henri Blerzy Le Fonctionnarisme dans l’état

Si l’on recherche quelles idées générales ont guidé les réformateurs de l’administration française dans leurs récentes tentatives, on ne voit guère d’autre principe que la préoccupation constante d’introduire partout une uniformité parfaite. L’uniforme chamarré de broderies que petits et gros employés se mettaient sur le dos aux jours de fêtes officielles pendant la période impériale était bien naïvement l’image apparente de l’identité de pensées, d’opinions, de travail, de mœurs, que l’état imposait à tous ceux qu’il nourrissait.
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