Résumé

A. Moireau Revue des Deux Mondes

Ce que lord Carnarvon avait pu se laisser aller à promettre implicitement à M. Parnell avait, sans doute, une forte analogie avec le système préconisé par M. Chamberlain. Mais il n’était entré dans la pensée d’aucun de ces deux hommes d’état que la concession à l’Irlande d’une part quelconque de contrôle sur ses propres affaires pût entraîner le moindre péril pour le maintien de l’unité impériale. Ni le conservateur ni le radical n’avaient entendu qu’ils fussent prêts à concéder à l’Irlande le home rule, en termes francs et nets la rupture de l’union avec la Grande-Bretagne.
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A. Moireau Revue des Deux Mondes

Elle vaut juste ce que pouvait bien supposer un observateur qui sait ce qu’est l’excitation des joueurs, l’ardeur de la lutte, l’irrésistible attraction du prix. Oui, quand les deux partis y trouvent leur compte, il peut arriver qu’ils s’unissent pour écraser le vote irlandais, mais ni l’un ni l’autre ne se fera scrupule d’user du vote irlandais pour battre son adversaire. Il faut bannir cette fantaisie comme il faut renoncer au rêve que l’Irlande puisse être privée de ses franchises politiques et réduite au rang d’une colonie de la couronne.
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A. Moireau Revue des Deux Mondes

Laissez le commerce libre, s’écrie alors l’économie politique dans sa simplicité d’âme. — Non, répond M. Jules Guesde, la liberté ne profite qu’aux forts et écrase les faibles. A la protection dont vous favorisez la grande culture, il faut opposer la protection pour les ouvriers agricoles. Votez une loi qui établisse un salaire minimum pour les ouvriers de la terre. Ceux-là sont vraiment les producteurs, et, par une misérable ironie de la destinée, ils ne sont pas les vendeurs du blé que leur travail fait jaillir du sol.
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