Jean-Baptiste-Bertrand Durban

Élements biographiques

Jean-Baptiste-Bertrand Durban Essais sur les principes des finances

Le commerce est l’aliment de la finance, sans lui la plupart des impôts ne seroient rien.
Loin donc que l’esprit de fiscalité puisse préponderer dans aucun cas, & que pour déterminer l’assiette d’un nouvel impôt, il suffise de pouvoir la colorer d’un prétexte quelconque de police ou de protection ; il importe au contraire que l’esprit de commerce prédomine sans cesse, & que son intérêt soit toujours la régle de l’imposition, comme sa balance doit en être la mesure.
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Jean-Baptiste-Bertrand Durban Essais sur les principes des finances

Dans la régie, au contraire, l’intérêt personnel du regisseur ne s’identifie pas avec l’intérêt de la chose : quelques soient les vicissitudes qui surviennent, son sort n’en dépend point ; dès-lors une foule de considérations particulieres peuvent l’écarter du but que le gouvernement se proposoit, en le préférant à des fermiers.
L’espérance d’obtenir un jour les droits régis en ferme, pourra faire négliger les vrais moyens de les mettre en valeur ; car moins la régie auroit rendu, plus un prix de bail aligné sur ses produits promettroit de bénéfices à la ferme.
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Jean-Baptiste-Bertrand Durban Essais sur les principes des finances

Je cherche ensuite si l’unité d’intérêts qui fait la perfection du gouvernement paternel, peut exister dans le gouvernement d’une société. Je compare une famille à un peuple ; j’examine la nature & l’espéce des besoins qu’éprouvent séparément & collectivement les individus qui composent l’un & l’autre, je les suis dans tous les rapports possibles, & par une foule de résultats analogues, je parviens à me convaincre que le gouvernement d’une société où le pouvoir réside dans les mains d’un seul, peut en effet comporter la même perfection que le gouvernement paternel.
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