Résumé

Antoine Madrolle Le Grand prophète et le grand roi… (1851)

La justice de Dieu, par la voix des peuples, se manifeste sur la terre, et l'homme, constamment aveuglé par les passions de l'individu, ne veut pas remonter au principe des calamités publiques. Qu'il vienne méditer avec nous sur le tombeau de Louis XVII; ses yeux, comme les nôtres, s'ouvriront à la lumière, son coeur à l'amour fraternel, sa conscience aux devoirs de justice et de vérité dont tous les pouvoirs de tous les pays ont fait une risée pendant cinquante ans, pour écraser le Prince devenu le point de mire des aversions politiques de l'Europe entière.
Source : Gallica

Antoine Madrolle Le Grand prophète et le grand roi… (1851)

Dieu, dit saint Thomas, a surtout deux attributs de grandeur, qui marquent la supériorité et l'infinité de son être; savoir : la science et la toute-puissance. La science, par où il connaît jusques aux choses mêmes futures, jusques aux secrets des coeurs. La toute-puissance, par où il ordonne tout et il fait tout. Or je trouve qu'il a communiqué l'une et l'autre à François de Paule, mais dans toute la plénitude dont un homme est capable : sa science, par l'esprit de prophétie dont il le remplit; sa toute-puissance, par le don des miracles qu'il lui conféra.
Source : Gallica

Antoine Madrolle Le Grand prophète et le grand roi… (1851)

Et cette puissance, et ces richesses, et cette universalité, le faux Prophète les possédait en quelque sorte aussi bien que le Diable et la Bête.
Dans les temps nouveaux, et dans les derniers surtout, c'est bien autre chose. Comme jamais le Démon et le Monde n'eurent plus d'empire et d'incrédulité (Luc, XVIII, 8) , jamais non plus le Faux Prophète n'en eut davantage. Et voilà pourquoi l'Esprit-Saint ne révèle cet Homme de péché, avec son nom et ses attributs de Faux Prophète par excellence, que dans les derniers âges et dans les derniers chapitres de l'Apocalypse.
Source : Gallica

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