Alfred Giraud

Élements biographiques

Portrait de Alfred Giraud Alfred Giraud Éléments de droit municipal, ou Notions d'administration communale et de tenue des registres de l'état-civil… (1869)

Le mariage étant un contrat et le plus important de tous, il est nécessaire que les parties consentent librement. Un homme, dont les idées ne sont pas saines, un fou ne pourrait donc se marier. Il ne le pourrait pas, à plus forte raison, si la démence avait été constatée par un jugement, c'est-à-dire, s'il avait été interdit. Le sourd et muet peut contracter mariage, s'il peut donner un consentement non douteux et non équivoque. C'est à l'officier de l'état civil de voir si les futurs comprennent ce qu'il font, et s'ils donnent un consentement sérieux.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Giraud Alfred Giraud Dissertation sur le divorce et la séparation de corps (1852)

Un époux qui a entretenu une concubine dans la maison commune n'est pas, suivant l'art. 336 du Code pénal, recevable à dénoncer sa femme pour cause d'adultère ; il ne pourrait donc pas dans cette circonstance, réclamer la séparation de corps. Il ne l'obtiendrait pas non plus si, après avoir été diffamé, il prodiguait des injures à son épouse. Il faut se pénétrer de cette pensée, que la séparation de corps n'est qu'un refuge ménagé au conjoint offensé.
De quel œil les tribunaux doivent-ils voir un époux demander la séparation, pour des injures qu'il a lui-même provoquées (1) ?
Source : Gallica

Portrait de Alfred Giraud Alfred Giraud Dissertation sur le divorce et la séparation de corps (1852)

Voilà bien une doctrine éminemment spiritualiste. Monogamie d'une part, de l'autre, perpétuité du mariage. Dieu, au lieu de former la femme du limon de la terre, l'a tirée de l'homme même : symbole mystérieux et touchant de l'identification des deux époux et de l'indissolubilité du lien conjugal.
Mais les juifs ne devaient pas long-temps obéir à cette loi révélée, et Moïse, à cause de la dureté de leur cœur et pour éviter de plus grands maux, leur permit le divorce. La répudiation même, simple effet de la volonté du mari, fut autorisée.
Source : Gallica

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