Droit indigène

Définition et enjeux

Charles Salomon,  L'Occupation des territoires sans maître… (1889)

“ Elle ne peut juger en son nom, elle ne peut le faire qu'au nom d'autrui. La plupart des traités que les associations privées ont l'habitude de passer avec les chefs indigènes leur confèrent, il est vrai, un droit de juridiction générale. Une pareille convention ne saurait avoir d'effet qu'entre ceux qui l'ont passée: elle n'entraîne aucune, conséquence relativement aux sujets des États civilisés. En effet, le chef indigène ne saurait céder plus de droits qu'il n'en a, et aucun État n'a jamais admis que ses sujets fussent soumis à la juridiction de petits princes nègres à demi-sauvages. ”
Source : Gallica

Afrique occidentale française,  Circulaires de M. le Gouverneur général Jules Brévié sur la politique et l'administration indigènes… (1935)

“ Nous avons une tendance toute naturelle à considérer les institutions indigènes au travers des nôtres et ce prisme bien souvent les déforme. S'il l'on n'y prenait pas garde, on serait tenté d'adopter la méthode et le plan des codes métropolitains. Le droit indigène serait fondu en un moule qui n'est pas fait pour lui ”
Source : Gallica

Portrait de Robert Delavignette Robert Delavignette,  Afrique Occidentale Française (1931)

“ Nous distribuons la justice ; nos jugements consacrent les coutumes indigènes en tant qu’elles ne sont pas contraires aux principes de notre civilisation, mais il y a souvent conflit entre la coutume et les principes ; nous faisons donc un droit nouveau qui est une manière de Blancs. La famille, la propriété, l’autorité, l’agriculture, le commerce se tournent peu à peu, bon gré mal gré, en manières de Blancs. Cela devient un métier que d’être « indigène » et les coloniaux apprennent aux gens ce métier-là. ”
Source : Gallica

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