Résumé

L'Algérie à la France. I. L'État et les tribus (1862)

Alors, sans s'inquiéter des contradictions, On s'empresse d'objecter que, « les droits sont incertains, caducs, inextricables; que l'arbitraire du gouvernement turc, l'avidité de l'aristocratie, l'anarchie des tribus toujours en rébellion, étaient l'état social au moment de la conquête; que cet état avait entraîné une violation continuelle, systématique du droit des indigènes, légitimes propriétaires du sol ; qu'on se propose de sanctionner un tel chaos par un acte légal, en spoliant les Arabes avec des formes moins brutales, mais aussi moins franches que celles d'Attila. »
Source : Gallica

L'Algérie à la France. I. L'État et les tribus (1862)

Nous entendons nos adversaires s'écrier : « Vous voyez bien! vous avouez que, sous l'empire de votre prétendu droit musulman, l'arbitraire de l'Etat était la seule règle appliquée. Et ce despotisme, plus ou moins déguisé sous les formes spécieuses d'une sorte de code canonique fort obscur, fort irrationnel, édicté sans autre but que de lier les intérêts dans les fers d'une théocratie monstrueuse, vous voulez le continuer, le rajeunir par une consécration officielle dr gouvernement français; puis, en user pour une spoliation qui, le cantonnement effectué, serait définitive et légale. »
Source : Gallica

L'Algérie à la France. I. L'État et les tribus (1862)

Que les droits indigènes sont trop confus pour être distingués ;
Il ne reste plus qu'à faire acte de conquête sur ce qui a toujours appartenu à la conquête, soit des tribus ne se maintenant que par la force des armes contre d'incessantes agressions, soit des Turcs gouvernant par l'arbitraire d'une aristocratie vendue à ses conquérants, soit de la France dont le pouvoir ne s'est assis sur des victoires qu'après bien du sang répandu.
Source : Gallica

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