Antonio José de Araujo

Élements biographiques

Antonio José de Araujo Colonies portugaises d'Afrique… (1900)

L'envoi de forçats, inutile et même nuisible à la civilisation de la colonie, vu l'absence de procédés coercitifs indispensables pour assurer leur régénération et leur utilisation dans les premiers temps de la colonisation, avait encore à notre avis le grave inconvénient de restreindre l'émigration libre de la métropole, parce qu'elle contribuait à enraciner encore davantage dans l'esprit public les craintes exagérées que lui inspiraient la province d'Angola et, en général, toutes les colonies.
Source : Gallica

Antonio José de Araujo Colonies portugaises d'Afrique… (1900)

On était à l'année 1645, et l'île de Moçambique, jusqu'alors exempte du fléau de la traite, commença à exporter des esclaves pour le Brésil, notre colonie de prédilection, à laquelle les Hollandais, maîtres en cette occasion d'Angola, avaient fermé le marché de l'Afrique occidentale. Ce n'était cependant pas là l'unique malheur qui accablait Moçambique: les rébellions des indigènes; les honteuses querelles entre Portugais sur les territoires de Rios de Sena; les guerres contre les Maures du continent et contre les Arabes de Mascate
Source : Gallica

Antonio José de Araujo Colonies portugaises d'Afrique… (1900)

Tout ceci revient à dire que, dans l'Afrique orientale, l'agriculture exige des capitaux, qu'elle ne peut se faire autrement, et que, par conséquent, la colonisation qui y pourra prospérer est seulement celle qui disposera de capitaux. L'élément que l'Europe doit fournir pour l'exploitation agricole de Moçambique, ce n'est pas le bras, c'est l'argent. Il y a des bras là-bas et ce sont les seuls utiles. Qui donc s'imagine que le blanc peut aller aux bords du Zambeze ou de l'Incomati travailler avec la bêche et la pioche, ne sait pas ce que c'est que le soleil d'Afrique
Source : Gallica

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