Résumé

Émile Jarriand Histoire de la Novelle 118 dans les pays de droit écrit… (1889)

Les chartes ne le disent pas et nous en sommes réduits aux conjectures.
Il n'en est pas de même, le plus souvent, des coutumes du midi. Elles renferment peu de droit civil et pourtant, ces articles suffisent dans beaucoup d'entre elles, pour nous donner une idée exacte du droit de leur époque ; car si par eux-mêmes ils sont rares et peu explicites, ils sont enveloppés par une législation plus générale qui les complète, ou plutôt à laquelle ils ne sont que des exceptions. Ce que la coutume ne dit pas, ce n'est pas pour nous l'inconnu, c'est le jus scriptum, ce sont les lois romaines.
Source : Gallica

Émile Jarriand Histoire de la Novelle 118 dans les pays de droit écrit… (1889)

C'est surtout se faire une idée complètement fausse du droit d'accroissement. La succession à Rome est une universalité juridique, une, comme la personnalité du défunt. De même qu'il n'aurait pu en disposer pour partie, de même ab intestat, elle ne se divise entre les divers successibles du même degré que par la force des choses ; mais chacun a une vocation éventuelle au tout. Cette vocation au tout, chez les héritiers ab intestat, est un principe fondamental dans le droit des successions à Rome.
Source : Gallica

Émile Jarriand Histoire de la Novelle 118 dans les pays de droit écrit… (1889)

Cétait un vrai Code, une loi formelle. Que peu à peu, certaines altérations s'y soient glissées, que certaines dérogations de détail y aient été apportées, la rédaction des divers epitome le prouve : mais qu'avant le Xe siècle, il ait pu s'opérer spontanément sans l'intervention des empereurs, une réforme capitale comme la substitution de la Novelle 118 à la législation impériale, c'est à priori impossible à admettre.
Source : Gallica

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