Résumé

E. Marguerit Vie d'un homme de bien : docteur Garin… (1885)

Un tribut de larmes et de regrets vint montrer la place que l'humble et bon docteur avait conquise dans tous les cœurs qui avaient appris à connaître la haute valeur de sa vie.
La sainteté a été définie : le don de la personnalité humaine. Ce don, il est rare de l'avoir fait aussi complet, aussi absolu que l'homme de bien que nous pleurions tous, et pour le déchirement que nous causait sa perte, et pour le vide qu'elle laissait derrière elle.
Fidèle à cet esprit d'effacement voulu, tant de
fois signalé, Monsieur Garin avait désiré des obsèques de la plus extrême simplicité.
Source : Gallica

E. Marguerit Vie d'un homme de bien : docteur Garin… (1885)

Il est impossible de faire un portrait plus juste et plus fidèle de l'homme de bien dont nous évoquons le souvenir ; il en réunissait tous les traits, car à la simplicité et à la noble bonhomie, il ajoutait le savoir, et surtout la bonté !.
C'est cette bonté féconde, dont le nom chrétien est : Charité, qui l'inclinait sans cesse vers les déshérités de la vie ; jamais il ne s'est lassé de
leur prodiguer ses soins, même quand les appels faits à sa science reconnue remplissaient ses jours et même ses nuits du plus noble, des labeurs.
Source : Gallica

E. Marguerit Vie d'un homme de bien : docteur Garin… (1885)

C'en était fait, le docteur Garin devait mourir humble soldat du devoir, sans autre distinction sur la terre que celle qu'il devait à l'estime générale.
Nous nous sommes peu étendu sur l'impression de douleur qu'il ressentit à ces sombres moments de notre deuil national.
On doit deviner la profonde blessure d'un cœur qui plaçait l'amour de la patrie au-dessus de tous les amours terrestres. Mais l'homme a tant besoin d'espérer, qu'après nos étranges revers nous puisions un sentiment consolant dans l'espoir que cette immense secousse allait commencer pour notre pays une ère régénérée.
Source : Gallica

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