Résumé

Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais Amours, Délices et Orgues

Je regrette bien, messieurs et dames, que vous ne connaissiez pas mon ami Othon (plus répandu à Paris sous l’étrange dénomination de Noyau de Poissy) . Votre stupeur, à l’entendre ainsi traiter, égalerait la mienne.
Othon est un homme qui n’allumerait pas une cigarette devant une station de fiacres sans demander aux cochers si la fumée ne les incommode pas.
Othon est l’homme pour lequel une femme est toujours une femme.
Othon... D’ailleurs, je vous l’amènerai un de ces jours, vous pourrez juger par vous-mêmes. Et c’est ce si accompli galant homme que la duchesse m’affirmait tant pignouf !
Source : Wikisource

Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais Amours, Délices et Orgues

Un beau jour, l’un de ces messieurs estima que le porc se trouvait à point et que l’heure avait tinté d’occire l’animal.
Tel n’était point l’avis de l’autre.
On résolut d’attendre.
Quelques jours passèrent et le premier revint à la rescousse.
— Il est temps de tuer notre cochon.
— Pas encore ! Je m’y connais : la bête n’est pas au mieux de sa forme. Patientons encore.
L’homme pressé se gratta la tête et, du ton de celui qui a pris une grande résolution, prononça :
— Écoute, mon vieux, tu feras ce que tu voudras de ta moitié de porc, mais, moi, je vais tuer la mienne.
Source : Wikisource

Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais Amours, Délices et Orgues

« C’est bien entendu, n’est-ce pas, mon ami ? Vous ne laissez pénétrer ici que les cartes roses. » — « Oui, monsieur. »
Il fait signe à un vieux marin qu’on appelle le père Nul-s’y-Frotte : « Venez avec moi, mon brave ! »
Le père Nul-s’y-Frotte s’amène de son vieux pas de roulis.
— Vous vous tiendrez là, mon brave, et vous empêcherez tout le monde, vous entendez bien, tout le monde, sauf ces messieurs de la commission nautique, de passer sur ce quai.
— Entendu, monsieur !
— Vous direz aux gens de faire le tour.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature