Acte sous seing privé

Définition et enjeux

M.-Eugène-P. de Mazincourt Gog. Magog, ou le Bon conseiller en affaires… (1857)

On entend par acte sous seing-privé celui que les parties ont dressé elles-mêmes ou fait dresser par un tiers, et qui ne porte d'autre preuve que leur signature.
Bien que les effets en soient souvent plus nuisibles qu'utiles, l'acte sous seing privé est très-fréquent dans la pratique des affaires. Dans certaines contrées, on peut dire qu'on en use jusqu'à l'abus, car on l'applique à tout, même aux cas où la loi exige expressément les solennités du contrat authentique ; c'est ainsi que se sont faits, parfois, des contrats de mariage et des donations entre vifs.
Source : Gallica

Pierre Saurel Le bon conseiller en affaires, ou Cours de législation pratique… (1845)

L'acte sous seing privé, bien rédigé et dûment enregistré, est certes autorisé par la loi ; néanmoins il est prudent de s'adresser à un notaire toutes les fois qu'il s'agit de régler des affaires importantes : c'est que tout le monde n'est pas habile à les bien rédiger, ni à prévenir les cas qui peuvent donner naissance à des procès; d'ailleurs les actes sous seing privé ne sont exécutoires qu'au moyen d'un jugement.
Source : Gallica

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