André-Charles Dedé

Résumé

André-Charles Dedé La vente à crédit des automobiles… (1936)

En vérité, c'est la loi elle-même qui le crée tacitement au profit du vendeur. Ainsi voilà une vente qui va engendrer un droit de gage et attribuer au vendeur le privilège du créancier gagiste ! Le vendeur n'aura-t-il donc plus le privilège de l'article 2102-4°? Donner à un vendeur le privilège du créancier gagiste à la place du sien propre, c'est une idée qui n'est pas banale. Il eût été bien plus simple de conserver le système imaginé par la pratique et de décider que la clause réservant la propriété au vendeur serait opposable aux tiers.
Source : Gallica

André-Charles Dedé La vente à crédit des automobiles… (1936)

Nous savons que, d'une façon générale, l'automobile augmente la prospérité de ses usagers, améliore le rendement du travail humain, agrandit les débouchés, diminue le prix de revient unitaire et augmente le bien-être général. L'analyse précédente nous a révélé un nouvel effet, moins apparent, mais certain. En diminuant considérablement l'incidence économique générale de la situation géographique et la distance, l'automobile a pour conséquence indirecte d'améliorer la répartition de la population sur le territoire avec tout ce qui en résulte.
Source : Gallica

André-Charles Dedé La vente à crédit des automobiles… (1936)

En tout état de cause, la règle de l'égalité ne s'applique qu'aux créanciers. Or le vendeur à crédit est propriétaire de la chose ; il possède un droit bien plus fort que celui résultant d'une créance. La règle précitée ne joue donc pas pour lui. La masse ne saurait avoir d'autres droits que ceux du failli, et ne peut dès lors acquérir la propriété de la chose par la seule survenance de la faillite. La revendication reste donc toujours possible à son encontre.
Source : Gallica

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