André-Charles Dedé, La vente à crédit des automobiles… (1936)
“ En vérité, c'est la loi elle-même qui le crée tacitement au profit du vendeur. Ainsi voilà une vente qui va engendrer un droit de gage et attribuer au vendeur le privilège du créancier gagiste ! Le vendeur n'aura-t-il donc plus le privilège de l'article 2102-4°? Donner à un vendeur le privilège du créancier gagiste à la place du sien propre, c'est une idée qui n'est pas banale. Il eût été bien plus simple de conserver le système imaginé par la pratique et de décider que la clause réservant la propriété au vendeur serait opposable aux tiers. ”
